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La prévoyance vieillesse sous pression : 2026, une année charnière

Les résolutions du Nouvel An portent souvent sur des objectifs personnels. Mais, en 2026, nos responsables politiques et la société dans son ensemble devront se pencher sur une résolution commune : assurer la pérennité de notre prévoyance vieillesse. Dès cette année, le système de répartition de l’AVS sera déficitaire. Plusieurs projets relatifs à l’AVS et au financement des assurances sociales se retrouvent parallèlement sur l’agenda politique. Ils illustrent à la fois l’urgence et la nécessité d’une réforme mais également la difficulté à dégager des solutions durables.

Réforme de l’AVS 2030 : des ajustements ponctuels sans vision durable
Au printemps, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider présentera la réforme de l’AVS 2030. Les lignes directrices et les orientations connues à ce jour permettent déjà d’en esquisser les contours : la réforme mise sur des corrections ponctuelles, telles que des incitations volontaires à travailler plus longtemps ou une base pour assouplir l’âge de référence. En revanche, aucune réforme structurelle visant à stabiliser durablement l’AVS n’est malheureusement envisagée. Face au vieillissement démographique, la question centrale du financement à long terme demeure donc sans réponse.

13e rente AVS : une extension sans financement clairement défini
Le financement de la 13e rente AVS reste une question politique centrale non résolue. Cette rente supplémentaire, versée pour la première fois cette année, engendre des coûts annuels initiaux de plus de 4 milliards de francs, appelés à croître au fil du temps. Plusieurs options sont sur la table : hausse de la TVA, augmentation des cotisations salariales, relèvement temporaire ou permanent de la TVA. Quel que soit le modèle retenu, une augmentation de la TVA semble inévitable. Une votation populaire apparaît donc inéluctable, et pourrait déjà avoir lieu cette année.

Initiative du Centre : supprimer le plafond des rentes pour les couples mariés – plusieurs milliards de coûts
L’initiative du Centre alimente également le débat. Elle demande la suppression du plafonnement actuel des rentes AVS pour les couples mariés, ce qui entraînerait des coûts supplémentaires estimés entre 3 et 4 milliards de francs par an. Actuellement examinée par le Parlement, l’initiative a été liée par le Conseil national à une réforme de la rente de veuve. Le Conseil des États ne s’est pas encore prononcé. Une votation populaire ne devrait toutefois pas intervenir avant 2027.

Paquet d’allègement 27 : des recettes supplémentaires au détriment de la responsabilité individuelle ?
Le paquet d’allègement 27 concerne lui aussi directement la prévoyance vieillesse. Le Conseil fédéral proposait notamment d’imposer davantage les retraits en capital des 2e et 3e piliers. Cette mesure aurait frappé précisément celles et ceux qui prennent en main leur prévoyance vieillesse de manière responsable. Cette proposition a été clairement rejetée par le Conseil des États. Le Conseil national se penchera sur le dossier au printemps. En cas de référendum, une votation pourrait avoir lieu à l’automne 2026.

Conclusion : de nombreuses décisions, une marge de manœuvre limitée
L’agenda politique le montre clairement : 2026 sera une année déterminante pour la prévoyance vieillesse. Les revendications d’extension, les impératifs d’économies et les projets de réforme se heurtent à un système déjà fortement mis sous pression par l’évolution démographique. Les décisions à venir diront si la prévoyance vieillesse peut être stabilisée à long terme – ou si les déséquilibres financiers continueront de s’aggraver, et dans quelle mesure les jeunes générations, les actifs et les employeurs seront particulièrement touchés.